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L'or vert exploité Les végétaux furent les 1ers colonisateurs du globe. Avant même que l'homme n'apparaisse au quartenaire, les trés loins ancêtres des animaux n'ont pu survivre et se développer qu'en broutant des herbes ou en avalant des algues et en respirant l'oxygéne qu'elles dégagent. Les végétaux sont à la fois à la base de l'évolution et l'origine de toutes les chaînes alimentaires. De ce monde silencieux, nous entretenons des liens extrêmement forts où se mêlent la sensualité lorsqu'il s'agit des fleurs, la gourmandise pour les fruits, céréales ou légumes que nous estimons comestibles. Le besoin de paix en jardinant ou en se promenant en forêt. La recherche d'un profit quand le végétal devient produit, l'émotion esthétique devant la nature qui, sans végétation, céderait la place à des paysages lunaires. Du poisson à l'oiseau, de l'insecte à l'homme, toutes les formes tirent leur vie des plantes. Nous devons aux plantes l'essentiel de notre nourriture mais aussi de nos boissons. Notre corps est nourri et vêtu de plantes. 3/4 des médicaments que nous consommons sont issus de plantes, comme l'aspirine. Rappelons, par exemple, que le trafic des stupéfiants qui se chiffre par centaines de milliards de dollards ou d'euros, est essentiellement un trafic de produits de plantes. Et même le tabac et l'alcool sont issues de céréales et de fruits. Le monde moderne est un inssiatiable consommateur de plantes : des forêt entiéres sont devastées pour fournir de la pâte à papier et du bois. Les produits végétaux sont partout, et pas seulement chez le fleuriste ou à l'étalage des marchands primeurs. Ce sont eux qui fournissent les boulangers, les pâtissiers, les confiseurs, les cafés et brasseries, mais aussi librairies, marchands de journaux, rayons vestimentaires et les pharmacies. Nous verrons que même mort les végétaux nous servent comme le charbon et le pétrole qui proviennent tout deux de la décompositions d'organismes végétales (plancton...) et animales (généralement nourris de plantes) il y a des millions d'années. L'un à été formée à la suite de la fossilisation d'organismes terriens se présentant sous forme de gisement et l'autres provient d'organismes marins se présentant sous forme de sédiments. Leurs transformations ont donné les hydrocarbures que l’on exploite aujourd’hui. Des industries de textiles sont avides de coton, de lin, de jute et de raphia. Mais souvent, nous oublions que nous tenons d'elle un bien plus précieux : l'air que nous respirons. Sans les végétaux, il n'y aurait pas d'oxygéne sur la Terre et jamais l'espéce humaine ne serait apparue. Faute de s'être dotées d'un système nerveux central, les plantes sont dépourvues d'intelligence. En tout cas, telle que nous le concevons. Et pourtant, nous verrons que certains végétaux peuvent communiquer entre eux. Et l'on sait que les plantes à fleurs sont capables de manipuler à leur profit insectes et animaux. De l'algues bleue à la rose, que de chemin parcouru, de progrès réalisés ! Nous ne connaissons pas toutes les plantes, loin s'en faut. Nous ne les étudions que depuis 3 siècles. Le monde vert évolue sans cesse. Certes, cela se passe à une autre durée que nous, mais il invente, crée, transforme, s'adapte, progresse, parfois même plus vite que l'animal. Une phase nouvelle des plantes a débuté il y a 10 000 ans, avec l'agriculture. Cette irruption de l'homme dans les processus d'évolution a constitué l'un des plus important boulversement de l'histoire des plantes. Lorsqu'elles sont cultivées, les plantes sont peu à peu sélectionnées, modifiées, au point, parfois, de ne plus conserver la moindre ressemblance avec la variété originelle. Grâce à l'agriculture, la population humaine a pu croître rapidement. A cause de l'augmentation des hommes, les forêts ont été défrichées et les cultures se sont étendues. La terre entière a été colonisée. Les aventures des plantes sont désormais liées à celles des humains qui tentent d'imposer leur loi. On brûle les riches forêts tropicales pour faire paître quelques vaches, on mène une guerre chimique aux mauvaises herbes, on nous fait prendre des risques en bricolant les patrimoines génétiques, on dope fruits et légumes, on gave les céréales, . On produit de quoi nourrir toute la population de la planète, même si on ne le fait pas pour des raisons de rentabilité. L'évolution des plantes dépend désormais de l'action des hommes, et aux lois de la nature se subsistent celles du marché. L'histoire des plantes a commencé bien avant la nôtre et, heureusement, elle n'est pas près de prendre fin. Il n'y a qu'a voir avec quelle rapidité la nature colonise tout terrain devenu vague, comment des graminées s'insinuent dans la moindre fissure, et font éclater le béton. Les plantes sont fortes comme la vie mais pourtant des espèces disparaissent chaque année, à tout jamais. Toutes ne mourrons pas mais un appauvrissement trop important de la flore terrestre menacerait, les espèces animales, à commencer par nous. Il serait donc temps de promulguer un code universelle du respect de la vie, sans laquelle l'espèce humaine n'a guère d'avenir. Ce site est aussi un crie d'alarme : qu'adviendra-t-il de l'humanité si la nature meurt ? | |